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Graisses Corlay : Multifak et Molytex, la protection sous charge

Il y a des endroits où l’huile ne suffit pas. Un roulement de roue, un cardan, une articulation de tractopelle : ça tourne, ça encaisse, et l’huile finirait par s’échapper. C’est là que la graisse prend le relais.

Corlay propose deux gammes complémentaires : Multifak pour le multi-usages, et Molytex pour les fortes charges et les chocs. De la moto de Yopougon au tractopelle de chantier, il y a une graisse adaptée à chaque besoin.

Multifak EP (0/1/2) : Graisse extrême-pression pour une protection sous
fortes charges
Multifak Premium 3 Graisse pour paliers lisses, roulements, et systèmes
centralisés.
Molytex EP 2 Graisse MoS₂ pour applications soumises à fortes charges et
chocs.
2 Temps 2 Temps Huile pour moteurs 2-Temps, compatible avec toutes les
essences courantes.teurs diesel et essence.

À quoi sert une graisse ?

Une graisse, ce n'est pas juste de l'huile épaisse. C'est un mélange de trois éléments : une huile de base qui lubrifie, un épaississant qui la retient en place, et des additifs qui renforcent ses propriétés. L'épaississant, souvent un savon de lithium, agit comme une éponge qui garde l'huile là où on en a besoin.

Résultat : la graisse reste collée à la pièce, même quand elle tourne vite ou qu'elle prend l'eau. Elle lubrifie, protège contre la corrosion et forme une barrière contre la poussière. Sur nos routes et nos chantiers, ces trois rôles comptent énormément.

Graisse ou huile : quand utiliser quoi ?

En bref : l'huile pour les pièces fermées dans un carter (moteur, boîte, pont), où elle circule et évacue la chaleur ; la graisse pour les pièces ouvertes ou exposées (roulements, cardans, articulations, châssis), où elle tient sans couler. Dès qu'une pièce est exposée ou qu'un carter étanche est impossible, on passe à la graisse.

Comprendre le grade NLGI

Quand on parle de graisse, un chiffre revient tout le temps : le grade NLGI. Il mesure la consistance, c'est-à-dire la fermeté de la graisse. L'échelle va de 000 (presque liquide) à 6 (dure comme un savon).

En pratique, on reste entre 0 et 3. Une NLGI 0 est souple : elle se pompe facilement dans un système centralisé. Une NLGI 2, à la texture de beurre, est la plus courante. Une NLGI 3, plus ferme, tient sur les paliers très sollicités.

Retenez ce repère : plus le chiffre est bas, plus la graisse est souple et « pompable » ; plus il est haut, plus elle est ferme et reste en place sous charge.

Les trois critères pour bien choisir sa graisse

Au-delà du grade, trois questions guident le choix. D'abord la charge : un usage normal se contente d'une graisse standard, mais les fortes pressions et les chocs exigent des additifs extrême-pression (EP), voire un lubrifiant solide comme le molybdène.

Ensuite la vitesse : une pièce qui tourne vite préfère une graisse souple, une pièce lente supporte une graisse ferme. Enfin l'environnement : chaleur tropicale, poussière, eau. Sous notre climat, une bonne tenue à la chaleur et à l'eau n'est pas un luxe, c'est une nécessité.

Les graisses Corlay sont formulées pour ces conditions. C'est là que le choix entre Multifak et Molytex prend tout son sens.

Multifak : la gamme multi-usages

La gamme Multifak couvre l'essentiel des besoins, du garage de quartier à l'usine. Toutes ces graisses sont à base de lithium, avec des additifs extrême-pression pour encaisser les fortes charges.

La Multifak EP0 (NLGI 0) est la plus souple. Elle se pompe sans effort, idéale pour les systèmes de graissage centralisé des engins et des camions. Bonne pompabilité, protection anticorrosion et tenue à l'eau.

La Multifak EP1 (NLGI 1) convient au graissage général, aux roulements et aux châssis. Un cran plus ferme que l'EP0, elle reste facile à appliquer.

La Multifak EP2 (NLGI 2) est la vraie polyvalente, et de loin la plus utilisée. Roulements de roues, châssis, cardans d'un taxi ou d'un utilitaire : elle fait pratiquement tout, avec une excellente tenue à la chaleur tropicale et à l'eau. Si vous ne deviez en garder qu'une, ce serait celle-là.

La Multifak Premium 3 (NLGI 3) est la plus ferme. Elle est faite pour les paliers lisses et les charges soutenues, là où il faut une consistance qui ne se déplace pas sous pression continue.

Molytex EP2 : pour les fortes charges et les chocs

Quand ça cogne vraiment fort, on passe au Molytex EP2. C'est une graisse au lithium enrichie en bisulfure de molybdène (MoS2), un lubrifiant solide qui dépose un film ultra-résistant directement sur le métal.

Ce film encaisse les chocs et les pressions extrêmes, même sur les mouvements lents où une graisse classique serait écrasée. C'est la graisse des travaux publics, des mines et des carrières : axes de godet, articulations de bras, pièces qui prennent des à-coups toute la journée.

Multifak EP0 NLGI 0
soupleferme

Lithium + EP · Graissage centralisé, pompes

Multifak EP1 NLGI 1
soupleferme

Lithium + EP · Graissage général, roulements, châssis

LE + COURANT
Multifak EP2 NLGI 2
soupleferme

Lithium + EP · Tous usages : roulements roues, châssis, cardans

Multifak Premium 3 NLGI 3
soupleferme

Lithium · Paliers lisses, charges soutenues

Molytex EP2 MoS2
NLGI 2fortes charges

Lithium + MoS2 · Fortes charges et chocs : TP, mines, carrières

Quelle graisse choisir ?

Pour aller vite, partez de votre situation. Système de graissage centralisé ? La Multifak EP0, souple et pompable. Entretien courant d'un véhicule (roulements, cardans, châssis) ? La Multifak EP2, sans hésiter. Paliers lisses sous charge continue ? La Premium 3.

Et dès que le matériel encaisse des chocs et de très fortes charges — engins de chantier, mines — c'est le Molytex EP2 qui s'impose. Dans le doute pour un usage standard, la Multifak EP2 reste la valeur sûre.

Les erreurs à éviter

Trois pièges reviennent souvent. Le premier : mettre trop de graisse. Un roulement surchargé chauffe et perd son film protecteur. Mieux vaut la bonne quantité, régulièrement, que trop d'un coup.

Le deuxième : mélanger deux graisses incompatibles. Deux épaississants différents peuvent se « battre » et ramollir le mélange jusqu'à le rendre inefficace. En cas de changement de graisse, on nettoie avant de regraisser.

Le troisième : se tromper de grade ou de type. Une graisse trop molle sur une pièce lourdement chargée s'écrase ; une graisse standard là où il faudrait du molybdène s'use trop vite.

Bien conserver et appliquer sa graisse

Une graisse se garde à l'abri de la poussière, de l'eau et de la chaleur directe. Refermez toujours les pots et les fûts après usage : une graisse contaminée par du sable ou de l'eau perd vite ses qualités.

Côté application, la propreté est reine. Nettoyez le graisseur et la pièce avant d'injecter la graisse, pour ne pas emprisonner de saletés qui feraient l'effet d'un abrasif. Un geste simple qui prolonge la vie de vos roulements.

Questions fréquentes

Quelle est la graisse la plus polyvalente ?

La Multifak EP2 (NLGI 2). Elle couvre la plupart des usages courants — roulements, châssis, cardans — avec une bonne tenue à la chaleur et à l’eau.

C’est sa consistance, de 0 (souple) à 3 (ferme) dans l’usage courant. Les grades bas se pompent mieux, les grades hauts tiennent sous fortes charges.

L’huile circule dans un carter fermé et évacue la chaleur. La graisse reste en place sur les pièces ouvertes ou exposées, comme les roulements et les cardans.

Pour les fortes charges, les chocs et les mouvements lents : engins de TP, mines, carrières. C’est le rôle du Molytex EP2.

C’est déconseillé. Deux épaississants incompatibles peuvent ramollir le mélange. En cas de changement, nettoyez la pièce avant de regraisser.

Une graisse souple et pompable, de type Multifak EP0 (NLGI 0), qui circule bien dans les canalisations.

Cela dépend de la pièce et de son usage. Mieux vaut regraisser régulièrement, en petite quantité, en suivant les préconisations du constructeur.

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